Lever tôt, pourquoi tarder quand on est en vacances!!! Le bateau arrive à quai à 7h. Nous avons une vue spectaculaire sur les montagnes verdoyantes de cette île et de celles environnantes. Le temps est plutôt nuageux. Dès que le soleil apparaît la chaleur et l’humidité s’y joignent.
Je me permets de vous parler plus longuement du Dragon de Komodo, étant donné qu’il est (pour moi), la principale raison de cette croisière. Un peu compliqué de le visiter dans son habitat naturel sans le faire en croisière. C’est possible, mais plus ardu.
Sur cette île : excursion avec le bateau, pas vraiment le choix. De toute façon, il faut payer dès notre descente du bateau pour avoir accès au Parc National et on ne peut se balader seul sur l’île.
C’est un des seuls endroits au monde où vit le célèbre Dragon de Komodo. En fait, cette île est un Parc National. Les habitants de cette île n’ont pas l’air d’avoir la vie facile. La malaria y est un problème. Le niveau d’éducation y est très bas.
Dragon de Komodo : en fait, il n’a rien d’un dragon. Il fait plutôt partie de la famille des varins, genre lézard. Son dentier bien équipé est digne du Tyrannosaure, rien pour donner le goût d’un « p’tit » bisou. Monsieur Dragon peut mesurer jusqu’à 3.1 mètres et peser 170 kilos. De prime abord, on peut le penser lent et malhabile. Attention, il peut grimper aux arbres et courir aussi vite que Chat Masqué. Il peut même nager dans la mer. Petit conseil : laissez votre maillot de bain dans la cabine. Ne songez même pas à faire une trempette de pieds dans la mer!
Une fois affamé, cette bestiole peut même s’attaquer à ses collègues plus faibles ou plus jeunes. Ils sont eux-mêmes leur principal prédateur (mis à part l’humain) et principale cause de décès diagnostiqué par leur coroner. Durée de vie de la bibitte : environ 20 ans.
En fait, s’il vous attrape et vous mord, votre plus gros souci sont les millions de bactéries qui vivent dans sa bouche et qui vous feront mourir de la gangrène en l’espace de quelques jours…triste perspective et fin de voyage. Une autre possibilité parle de venin, à voir…
Autre fait important : avertissement FEMMES MENSTRUÉES s’abstenir. Il peut détecter facilement l’odeur du sang et attaqué agressivement. On a ces avertissements à bord du bateau de croisière dans le journal, avec la réservation de l’excursion et à l’entrée du parc, de même que le guide nous en reparle. Vaut mieux prévenir que guérir! Ça ressemble aux mêmes avertissements que pour l’entrée dans les mosquées…
Autre avertissement : porter des chaussures fermées. Quelques petits serpents verts sont venimeux, vaut mieux ne pas montrer les orteils.
Donc, nous descendons du bateau pour déjà apercevoir quelques dragons et des « body guard » qui tiennent un long bâton à 2 fourches pour protéger les joyeux touristes qui se baladent gaiement.
C’est donc escortés d’un guide et de 2 autres « body guard » que nous partons à l’aventure pour une balade d’environ 2 kilomètres dans la forêt. Nous sommes un groupe d’environ 18 croisiéristes avides de découvertes. Le guide nous explique les différentes variétés d’arbres et de plantes. On entend des cris d’oiseaux, cela nous met sur nos gardes et on surveille la possible venue d’un dragon. C’est Michel qui, le premier, en démasque un caché dans la forêt. On arrive ensuite dans une clairière où se trouent 3 « big » dragons, ainsi qu’un plus petit qui semble être en chasse. On peut s’approcher à environ 15 pieds d’eux. Personnellement, je trouve que les « toutrisques » semblent bien téméraires. Avec les explications qu’on a reçues, une « p’tite » gêne serait de mise, enfin moi je garde une certaine distance, voir une distance certaine. Si l’un des touristes en goguette se fait attaquer, je suis prête à détaler la première. Quelques chevreuils (cerfs) sont « cultivés » pour nourrir les goinfres et atténuer leur envie de nous avaler tout crû. On les voit légèrement cachés et surveillant leur proie. Le dîner sera servi bientôt!
Tout au long du trajet, on a peu apercevoir des civières prêtes à évacuer une victime des morsures du belligérant. Ça donne à réfléchir. En avril 2013, une indonésienne de 83 ans a survécu. L’article dit que la « bonne femme » est une « tough ». Je crois bien que c’est vrai!
Sur le retour, nous traversons un marché d’artisanat et de « gogosses », éternels souvenirs à rapporter pour continuer de se rappeler cette visite extraordinaire tant qu’à moi. Je ne succombe à aucun achat et me contenterai des photos.
http://www.livescience.com/28678-woman- ... ttack.html
http://letourisme.jazz.or.id/komodo-national-park/
http://www.komodonationalpark.org/
Ce soir, le service du vin est encore pourri.
Il manque peut-être un sommelier à l’appel qui aurait été retenu sur l’île pour faire traiter les morsures d’un dragon attendant sa bouteille de vin qui ne venait pas…
au plaisir
Francine


