15 févr. 2009, 19:58
Merci pour vos commentaires! Je poursuis:
Vendredi 9 janvier: Montevideo (Uruguay). C'est un chaud soleil que nous débutons la journée par une excursion qui nous permet de découvrir cette ville et les alentours. Tour des beaux quartiers de Montevideo et de ses points d'intérêts tels que les sculptures gauchos, la Plaza del Independencia, le Parque Prodo, les édifices du parlement, des épaves du Graf Spee (bateau allemand coulé durant la 2e guerre mondiale). Belle surprise:

c'est au Parque Prodo que je vois finalement des danseurs de tango "dans la rue"! En effet, le tango est aussi important en Uruguay qu'en Argentine.
Après l'excursion, nous descendons à une manufacture d'articles de cuir. Les manteaux sont très beaux mais le choix y est moins intéressant que ce que nous avions vu la veille à Buenos Aires. Nous marchons dans la vieille ville une bonne partie de l'après-midi, en sollicitant l'aide d'un "policia turistico" quand on se sait plus trop comment rejoindre la Plaza del Independencia (ces policiers sont très présents dans la vieille ville pour assurer la sécurité des touristes). C'est très agréable, il y a beaucoup moins d'achalandage dans les rues, on a l'occasion de voir les gens de Montevideo sur les places et dans les parcs avec leur maté (boisson locale typique), et le cachet espagnol de la ville est assez marqué, quoique le moderne y côtoie les immeubles d'époque. On y a même vu une tour à bureau d'une compagnie de téléphone avec une architecture assez spécifique pour qu'on y reconnaisse la signature de l'architecte qui a conçu le nouvel hôtel de Dubai en Arabie Saoudite (celui qui "pivote"...)
Cette escale marque la fin de la navigation en eaux tropicales: on se dirige maintenant vers des eaux beaucoup plus fraîches puisqu'on sera dans 2 jours aux Iles Falklands. Pour souligner cette étape de la croisière, c'est le party tropical en soirée au Lido Deck.
Après 2 jours en mer où nous sommes fidèles à assister aux conférences offertes sur les pingouins, Port Stanley et la navigation en Antarctique (cette conférence était présentée par le "ice pilot" du navire, un retraité de la garde côtière canadienne qui en était à son 26e voyage en Antarctique), on espère très fort que le beau temps se poursuive pour que nous puissions débarquer à Port Stanley...

Dès 5h00 ce 12 janvier, le soleil est levé et annonce une belle journée: on débarque pour voir les pingouins!
Le transfert par "tender" à Port Stanley prend une vingtaine de minutes. Vu les "bons" vents, la houle est assez présente pour qu'on décide de prévenir des malaises en prenant un gravol avant de partir... Dès notre arrivée au port, on nous dirige vers les Land Rover pour se rendre à Murrell Farm voir la colonie de gorfous sauteurs (ou Rockhopper). Toute une expédition! Plus de la moitié du trajet se fait hors route, dans les terres et en montagne, sur un terrain de tourbe. Un des conducteurs de notre convoi s'embourbe de belle façon: sa roue arrière est complètement dans la boue... notre chauffeur n'a pas que des éloges pour son confrère...
Les paysages sont impressionnants: falaises, verdure...et aucun arbre! Avec le vent qu'il y a sur l'île, on en comprend vite la raison. Après plus d'une heure de route, on arrive à la colonie de pingouins dont les nids sont sur la falaise rocheuse.On peut profiter d'une bonne heure et demie pour observer à loisir les gorfous sauteurs. On nous avait expliqué, lors de la conférence, que nous pourrions observer des "crèches": proportionnellement, il y a beaucoup moins d'adultes que de "poussins". Ceux-ci s'occupent des petits pendant que les autres sont partis pêcher. Il est assez surprenant de voir que les "poussins" sont presqu'aussi gros que les adultes: c'est vraiment le plumage (qui les fait ressembler à une boule de peluche) qui permet de distinguer les petits. Pierre se paie tout un plaisir "photo" lorsque 2 pingouins d'approchent à environ 1 mètre de lui!
Pour le retour en ville, on est assis à l'arrière du 4x4, de côté et sans ceinture: on s'est fait "brasser" pas à peu près!

On décide de dégourdir et de remettre en place tous nos os et muscles en faisant une petite marche en ville avant de retourner au bateau. Il est assez facile de reconnaître les touristes sur l'île: nous nous promenons avec nos manteaux bien attachés et retenons chapeaux et casquettes alors que les gens de la place sont seulement en T-shirt...
Le retour par tender est plus mouvementé qu'à l'aller: les vagues éclaboussent jusque par-dessus le tender... Encore ce soir, retard pour le départ du bateau: cette fois, c'est une ancre qui ne remonte pas. Ce retard aura pour conséquence de reporter au surlendemain nos premiers coups d'oeil sur la péninsule antarctique (Elephant Island) plutôt qu'au lendemain soir.
On ne sait pas trop si c'est le vent, le trajet en 4x4, le grand air... mais la fatigue nous tombe dessus après le dîner: séance cinéma et dodo!
Au prochain message, je vous parle de l'Antarctique: juré!