Bonsoir à tous,
Lentement mais sûrement le CR suit son cours.... Il faut quand même que je donne priorité à mon travail qui me permet de payer ces beaux voyages
Voici donc la suite avec Raiatea.
Raiatea (Polynésie française) :
Enfin la Polynésie française! On devra quand même patienter car nous n’arrivons qu’à 13h00… Aujourd’hui au menu : tour de pirogue (moderne), ferme perlière, vanilleraie, snorkeling. Nous sommes une douzaine de personnes de Cruise Critic et nous avons opté pour un tour avec L’excursion bleue pour 100$ / personne.
1er arrêt : une ferme perlière où l’on apprend comment la perle noir est cultivée. Ça peut prendre des années avant d’avoir une perle de qualité et seulement 5% sont classées A (top qualité). On nous installe dans une maison autour d’une table et la « parade » des perles noires commence. On nous en montre de toutes sortes : baroque, ronde, aubergine, vert « peacock », grise, noire etc… Je me sens comme un enfant dans un magasin de bonbons : je ne peux résister. Mon mari est au désespoir de me voir regarder pour un collier : « as-tu vraiment besoin d’une 2e perle noire à ton cou? ». Ma paire de yeux répond pour moi… « elle ne sera pas de la même couleur »… Vraiment les hommes n’y comprennent pas grand-chose... Finalement, il m’aide à en choisir une sur fil, de couleur « peacock ». D’ailleurs, il y en a pour toutes les bourses. Après nous avoir montré celle hors de prix (et de notre budget), ils finissent par sortir la marchandise un peu plus abordable et celle carrément qualifiée de « bijoux mode ». Un bracelet en cuir avec une perle (non quotée a, b ou autre) peut se vendre 30$.
2e arrêt : La vanilleraie. Nous débarquons de la pirogue pour nous faire accueillir par un type en « bedaine » et chapeau de cuir style « Indiana Jones ». C’est lui qui dirige la vanilleraie et qui nous explique comme on cultive la vanille. On comprend maintenant pourquoi c’est cher! Ça prend un temps fou! Chaque gousse est séchée au soleil et caressée soir et matin jusqu’à ce que l’humidité qu’elle contient soit presque toute enlevée. On parle de plus ou moins 18 mois!!!!
3e arrêt : Le snorkeling au jardin de corail! Nous sommes contents de pouvoir vous en parler car on pensait y rester (lire : y mourir!). Arrivés à l’endroit pour la plongée, notre guide nous avise que le courant est fort et que nous devons marcher sur la grève pour nous rendre au point de départ et que c’est le courant qui va nous ramener à la pirogue. De plus dès que nous embarquons dans l’eau, notre guide nous montre un ÉNORME oursin, qu’il tient sur sa main. C’est gros comme un pomelo. Je demande : « y’en a beaucoup dans l’eau ? », « quelques-uns » me dit-il. Une fois rendus à notre point de départ, nous entrons dans l’eau. Partout autour de nous, les coraux nous « menacent ». On ne sait vraiment pas par où commencer. Notre guide nous dit de flotter et que nous n’aurons pas de problèmes. Dès que je me mets le masque dans l’eau j’aperçois des dizaines et des dizaines d’oursins, tous aussi gros que le spécimen déjà mentionné. « Quelques-uns!!!! » On sent vraiment le courant nous entraîner et nous devons nous accrocher quelques fois aux coraux. On nous a toujours dit de ne jamais toucher au corail : ben là, oublie-ca, c’est MA VIE ou celle de corail!
On avance petits bouts par petits bouts et c’est plate d’avoir à se mettre la tête dans l’eau au préalable pour devoir « calculer » par où on doit passer pour laisser le moins possible de morceaux en chemin. Dès qu’on a une chance de mettre pied à terre (à sable) on le fait. L’eau fait environ 1 à 2 mètres par endroit, en ajoutant les coraux, ça ne laisse pas grand place pour « flotter ». Bien que nous ayons des sandales d’eau aux pieds, je ressens à un certain moment, une piqure dans mon pied droit. C’est fait! En battant du pied, j’ai « accroché » un oursin qui a voulu se faire ami-ami avec moi. J’en serai quitte pour une bonne frousse et un souvenir gratuit de la PF.
D’ailleurs, j’ai toujours mal au pied et ce, près d’un mois plus tard. Suivant notre guide, le système est bien fait et l’épine, qui ne peut être enlevée, sera absorbée par le corps : J’attends toujours mais ma patience commence à avoir des limites.
Notre descente des « rapides » dure environ 30 minutes mais semble durer plus longtemps. C’est beau, c’est indéniable mais la crainte, l’obligation de tout réfléchir et la peur d’y laisser notre peau (littéralement) sur les coraux, enlèvent de notre plaisir. C’est avec une joie immense que nous approchons de la pirogue. Tout le monde, sans exception, sort de là ensanglanté ou avec des épines d’oursins. Une des participantes ressort avec une quarantaine de « picots » noirs sur la jambe et la cuise: elle s’est fait plein d’amis oursins. Elle ne l’a pas trouvé drôle… Les picots sont restés pendant toutes la croisière mais ont cessé de lui faire mal dès le lendemain.
On retourne au port au coucher du soleil non pas sans avoir mis de la pommade utilisée par les plongeurs en quantité industrielle sur nos plaies. J’ai un autre super souvenir (encore gratuit) sur le dessus de mon pied. Pas sûre que ça ne laissera pas une cicatrice. J’imagine que c’est le métier qui rentre… Notre pirogue n’a pas de lumière si ce n’est que l’aide de notre guide qui active, de temps en temps une lampe de poche à manivelle. Dans la noirceur de la mer, une chaloupe nous manque de peu et la peur nous prend… La sécurité? Connait pas! Nous arrivons sains et saufs à 18h30.
Notre navire ne quitte pas avec le lendemain à 5h00 sauf qu’il n’y a rien à faire au port et tous les petits marchands sont en train de plier bagages. On rentre donc à la « maison » panser nos plaies….
Tout compte fait, avec le recul, nous aurions aimé être un peu plus préparés pour cette plongée mais nous avons vu de superbes choses qu’aucune autre de nos plongées nous a permis de voir : une murène et un jardin de corail avec mille et une couleurs. De plus quatre 4 arcs-en-ciel ont embellis notre journée sans que nous ayons une seule goutte de pluie.
À suivre : Bora Bora (PF)
Bonne soirée