6 juil. 2014, 14:13
LAST CALL!!! OU last port of call
La surprise du Capitaine!!!
3 jours avant notre arrivée à Vancouver le capitaine nous rencontrait pour répondre à nos questions dans le théâtre. Toujours l’objet des questions les plus drôles du type : Le personnel couchent-ils à bord lorsque leur quart de travail se termine? Il nous annonce en grande pompe que nous avons obtenue le OK de Miami et des autorités canadiennes pour naviguer dans le passage intérieur avant d’arriver à Vancouver. Les gens sont fous comme des balais. Après un total de 7 jours de traversée, enfin nous verrons de la nature… et quelle nature nous avons vue : des épaulards, des aigles à tête blanches, des dauphins… il ne nous manquait qu’un ours ou deux! Nous avons apprécié ce geste de la compagnie qui n’était obligée à rien et qui a probablement engendré des coûts supplémentaires car un pilote canadien a dû monter à bord pour nous guider. Un beau cadeau, même à 10° C!
ANECDOTE :
Dans la soirée j’ai vu le capitaine et l’ai remercie de notre belle journée. Je pourrais vous embrasser lui dis-je… Pourquoi ne le faites-vous pas, me répond-il? C’est ce que j’ai fait!!!
VANCOUVER et débarquement – Pluie AM – Soleil PM 19° C:
Notre dernier PDJ en salle à manger est le moins heureux. Il manque de tout : plus de bacon, les œufs sont restreints, les viennoiseries se font rares et le service SUPER lent... tellement que nous récupérons nos effets en cabine un peu tardivement. Au moment de sortir de notre cabine à 8h30, un haut gradé cogne à notre porte pour nous faire sortir. Je lui dis que « n’eut été du service déplorable de la SAM, nous aurions quittés pas mal plus tôt ». Il nous remercie, ne demande pas son reste et quitte l’endroit.
Pas super organisés à Vancouver. La queue pour les taxis est interminable et certains resquilleurs tentent le coup pour nous passer devant. Les gens ne se laissent pas faire et les remettent à leur place… bien fait. Étant donné que nous n’étions pas pressés, nous avons omis de faire ce que nous faisons à l’habitude : de prendre un chasseur, de donner un 5$ de tip afin de nous retrouver les 1ers dans un taxi. Finalement, nous attendrons autour de 45 minutes et notre hôtel n’est pas très loin : 6$ de taxi plus loin.
Hyatt Regency Vancouver :
Nous avions obtenu une chambre de 300$ pour 175$ sur Priceline. Pour une nuit c’est correct mais côté insonorisation, un gros zéro malgré le fait que nous soyons au 19e étage. C’est un quartier assez bruyant du centre-ville. La chambre bien spacieuse (surtout après 15 jours de croisière, belle commodités, et surtout, ils nous ont donné notre chambre, dès notre arrivée à 10h00. Nous avons une superbe vue sur l’hôtel Fairmont, majestueux.
Nous partons à la découverte de Vancouver en fin d’avant-midi. Alors que nous sortons de l’hôtel j’ouvre ma carte pour m’orienter et une personne me demande si nous avons besoin d’aide : c’est une « Ambassadrice » de la ville t c’est son travail de renseigner les touristes!!! Belle job! La 1ere chose qui nous frappe alors que nous découvrons cette ville, c’est le contraste entre la pauvreté sur les trottoirs (mendiants, itinérants, consommateur de substances, gens avec des problèmes de santé mentale, etc…) et la richesse dans les rues (Ferrari, Pagani, etc…), même qu’à certains endroits dans la ville, en plein jour, ce n’est pas tout à fait rassurant. On retourne près du quai où est amarré « notre » bateau et visitons les alentours : Place Canada, Gastown et ses boutiques et c’est là que nous dinons. Par la suite, nous visitons le quartier chinois et son jardin. Pour la suite de notre visite, on déambule dans certaines artères et on fouine un peu dans les magasins.
ANECDOTE :
Vers 16h30, nous retournons voir « notre » bateau partir. C’est toujours beau à voir mais c’est triste aussi de voir qu’il quitte sans nous. OK, moins triste que si tout ton stock est encore dedans et que tu MANQUES le bateau… L’observatoire est situé à la hauteur du 8e pont environ et nous distinguons très bien le capitaine et son équipage dans sa timonerie. Tout à coup, il nous aperçoit, ouvre la fenêtre (!!!), nous envoie la main en signe de reconnaissance et nous dit :
-« qu’est ce que vous faites là? Venez avec nous! ».
- « Ce sera pour l’an prochain. Prenez bien soin d’elle. »
-« au plaisir et à bientôt. »
Et sur ces derniers mots, il active sa « klaxon» » POUH, POUH… j’applaudie et il recommence une 3e fois. J’ai trouvé le geste très gentil. Il nous dit par la suite : « 4 minutes » et on comprend que le départ est imminent. Ça termine vraiment bien une croisière.
Jour 2 Vancouver et anecdote du retour à la maison:
Notre chasseur à l’hôtel nous a remis un coupon rabais pour le trolley qui fait le tour de Vancouver. Pour 25$ chaque, ça nous permet d’en voir pas mal en 2h30. Quelle n’est pas notre surprise en embarquant de « tomber » sur nos amis de table!! Trop drôle. Nous ne débarquerons nulle part car nous devons être à l’aéroport vers 15h00. On voit une autre façade de Vancouver et celle là, beaucoup plus belle. Si nous y retournons, nous tenterons d’explorer plus à fond le Parc Stanley et ces dizaines d’installations, des quartiers plus résidentiels aussi avec moins de détresse et surtout, moins de bruit.
Le retour à la maison par Air Canada c’est bien déroulé jusqu’à ce qu’on demande un médecin à bord… pour nous, c’est immanquable. Le médecin constate que la passagère peut se rendre à Dorval (tant mieux car à ce moment on est au dessus de Timmins (Ontario) (!), mais à notre arrivée, les ambulanciers viennent constater l’étendue des dégâts ce qui nous oblige à rester assis en attendant que les procédures se fassent. 15 minutes plus tard, on débarque. Étant donné que nous n’avons pas de douane à passer, on attend et on attend et on attend nos ! »/$%?&* de valises. C’est interminable! En plus, les bagages des 3 avions qui sont arrivés à quelques temps de différence sont déversés sur la même courroie… pas fort…
On récupère finalement nos valises et là…. coup de théâtre, 2 agents de sécurité et 4 policiers en vélo nous empêchent de sortir de la salle de bagages! Un des agents a un mégaphone à la main et nous dit (lire beugle):
- « Mesdames et messieurs, nous vous demandons de rester ici en attendant les autorités qui doivent venir vous rencontrer! »
- QUOI?!?
Il répète :
-« Nous vous demandons d’attendre que les autorités viennent vous rencontrer. »
Je m’avance :
-« Peut-on savoir 1) à quel sujet? 2) dans combien de temps (je rappelle ici qu’il est 1h00 du matin, un dimanche, heure de Montréal)?
-« C’est en lien avec la passagère qui était malade à bord de votre vol. Il semblerait qu’elle était atteinte de la grippe aviaire. C’est pour ça que les autorités doivent venir vous rencontrer.»
-« Ah, juste ça! » La panique gagne un peu la foule… La grippe aviaire!!! Il nous manquait juste ça!
On attend donc debout comme des cotons ! et on attend, et on attend, et on attend, sans rien savoir … Au bout de 20-25 minutes, je retourne voir l’agent qui nous bloque le chemin.
-« Et puis, on en est où? »
-« On attend toujours ».
-«Aucun indice quand les autorités seront là? »
-« Toujours pas. »
-« Vous savez que vous ne pouvez nous garder contre notre volonté ? »
Et là l’agent est pris au dépourvu et c’est son collègue policier qui confirme mes dires.
Je fais donc signe à l’Homme et nous passons devant tout l’attroupement et les policiers un peu médusés.
Tant qu’à être malades, on sera malades chez-nous! Toutefois, dès que nous embarquons dans l’auto nous composons le 811 pour avoir les grandes lignes de la grippe aviaire même si je pense que ce n’est pas transmissible d’homme à homme. Pas très aidant au 811 qui me dit que c’est comme une grippe normale mais il prend ça sur Internet d’un site qui LUI semble SÉRIEUX. Finalement rendus à la maison, nous allons sur le site de santé Canada pour nous rassurer et même pour les agents de bord, en contact avec ces personnes, Santé Canada n’a pas de mesures spéciales. Nous sommes rassurés mais on demeure sur le qui-vive pour 48 heures, attentifs à des développements soudains. Maudite belle fin de voyage!! Au moins c’est le seul point négatif du voyage… que demander de plus! Au final, nous n'avons rien eu. Mais de penser que des personnes voyagent dans de tels états me mets un peu en furie....
Au plaisir de vous raconter d’autres aventures…. Pour l’instant je vais me régaler de VOS histoires car nos 2 prochains voyages sont « terrestres » comme un voyage de golf au Mexique et un safari en Afrique du sud… ce sera différent.