28 janv. 2010, 20:54
Bonjour tlm !
Non, non. Je n’ai pas oublié. Alors voilà nos impressions des escales visitées. En général, nous avons visité grosso modo les ports et environs de par nos propres moyens. Exceptions pour St-Martin où nous avons partagé un taxi avec un autre couple. Et une excursion réservée avec le bateau pour une activité à l’île de Les Saintes, activité que j’avais repérée avant le départ et qui a été un coup de cœur sublime ! Plusieurs excursions ont été annulées car le nombre minimal de participants n’a pas été atteint. Les responsables des excursions étaient un couple de l’Ontario et d’une grande aide et disponibilité pour les questions de tous et chacun.
La seule information légèrement erronée qui a été donnée concernait la devise acceptée aux différents endroits. Selon eux, le dollar américain serait accepté et remis en grande majorité un peu partout. Erreur: le «un peu» s’est transformé pour nul part sauf à St-Martin. Alors pour beaucoup de passagers qui n’avaient que cette devise, il y a eu un certain désagrément à certains endroits.
Bien évidemment, la remise de monnaie se faisait en monnaie locale. Nous avions pris les euros et les dollars U.S. avec nous, donc pas de problème. À St-Kitts, j’ai fait un petit achat dans un marché/pharmacie avec un petit billet U.S. et j’ai reçu la monnaie en Eastern Caribbean Dollar, ce qui représentait une minime somme et a fait mon bonheur pour inclure dans mon album-souvenir de photos. Il y a également la langue qui a été un atout pour nous à plusieurs endroits, le français étant parlé/compris à différentes escales.
À noter également que le « tender » a été utilisé pour toutes les escales
sauf pour Basse-Terre/Guadeloupe. Et à certains endroits, le « tender » et ses passagers se sont fait brasser un peu, beaucoup. Mais nous, on adore quand ça bouge.
Donc débutons avec le mardi. La journée comporte deux escales, soient St-Kitts le matin (7h00 à midi). Déplacement du voilier vers la portion sud et l’ancre est relâchée pour une visite de Nevis au cours de l’après-midi (14h00 à 19h00). Les deux heures de transitions entre les deux îles nous donnent l’occasion de prendre le repas du midi sur le pont là-haut, en regardant le paysage défiler…
Pour ce qui est de ces deux escales, nous avons trouvé une pauvreté très présente. St-Kitts pire que Nevis. Bien sûr, je ne parle que de la région entourant les ports que nous avons vue et parcourue. Nous avons beaucoup marché, exploré les quartiers résidentiels au point d’avoir l’air de deux personnes égarées à qui les résidents demandaient si nous avions besoin d’aide.

À St-Kitts, entre chaque maison, il y a très souvent un coin de terrain vacant sur lequel sont déposés déchets, détritus, débris ce qui donne un air de petits dépotoirs personnels. Rien de méchant, mais définitivement pas un environnement très esthétique. Beaucoup de coqs et poules en quantité industrielle.
A Nevis, les habitants sont très accueillants et chaleureux, et je crois que nous avons répondu aux salutations de tous ceux et celles que nous avons croisés, enfants/ados/écoliers inclus.

À l’un des supermarchés principaux de la ville, nous avons discuté avec la boulangère qui revenait à son poste de travail après son dîner. Échange plaisant et bien sympathique.
Le lendemain, la journée entière se déroule à St-Martin. J’avais demandé de l’information ici concernant la facilité/possibilité de location de voiture. Finalement, j’ai décidé de jouer à l’oreille et comme nous avons rencontré un sympathique couple lors de l’embarquement, j’ai proposé lors d’une rencontre subséquente le partage d’un taxi pour cette escale, ce qui a été conclu. Et j’en ai été fort aise.
Nous étions ancrés du côté de Marigot ce qui a été une bien bonne idée puisque le Oasis était à Phillipsburg. Quoique j’aurais bien aimé le voir ; mais bof…l’occasion se présentera bien dans le futur, et comme je ne suis pas une fanatique de « shopping », je préférais arriver du côté de Marigot. J’aurais bien aimé arrêter à Grand Case mais le chauffeur de taxi ne semblait pas emballé par ce détour, amplifiant dans ses propos les bouchons de circulation, etc. donc prix de la course plus élevé. Bon, bon. Ok.

On oublie. Donc, de Marigot à Orient Bay pour 28$/US, aller seulement, pour 4 adultes.
Quel plaisir que de se retrouver tout à coup en France de par les panneaux de circulation, les ronds-points, les véhicules, mais dans un environnement antillais, sous un magnifique soleil accroché dans un encore plus magnifique ciel bleu !!

Les panneaux de publicité et les commerces rappelant des produits et services typiquement français. Un charme.
Mais il est vrai que la circulation est lente et c’est un peu le chaos là dehors,

car il a été décidé que c’était une journée de corvée pour nettoyer les voies de circulation, alors les klaxons se répondaient à haute voix ! À cet instant, j’ai été heureuse de ne pas avoir loué un véhicule. La prochaine fois peut-être….Donc, une trentaine de minutes max pour se rendre à la plage.
Du point de chute où nous a laissé notre taxi, nous avons décidé d’aller vers la droite puisque la plage semble s’étendre à égale distance d’un côté comme de l’autre. Alors, il fallait bien se décider pour un côté ou un autre.
La plage est sectionnée comme de petites lots de terrain. Au plus près de l’eau, il y a les panneaux/ardoises où vous trouvez le mode d’emploi, i.e. le prix et ce qui est inclus. Par exemple, 2 chaises/coussins/parasol + 2 cocktails pour X $.
En première ligne, il y a ces chaises longues, alignées côte à côte mais pas trop serrées entre elles. Une douzaine de large
en moyenne, et sur quelques rangées en remontant vers les kiosques/restos/bars qui se trouvent eux situés près de la ligne des arbres. Tout est propre, net, bien clair. Ce n’est pas trop achalandé et nous tombons sous le charme de « Tahiti », un jeune Breton parti travailler là-bas pour quelques mois avec un groupe d’amis sous le soleil des Antilles. Le service est impeccable, le sable très beau, les sports nautiques offerts à qui veut, quelques jeunes filles vendent les traditionnels souvenirs mais sans pointe aucune d’harcèlement. La vague est un peu forte pour moi, donc je ne m’éloigne pas trop mais quelle belle journée.
Nous avions décidé avec le couple avec qui nous avions covoituré d’y passer 2 heures puisque nous supportons difficilement le chaud soleil et ne sommes pas de type bacon adorant se faire rôtir toute la journée. Mais après 2 heures et consultation, nous nous sommes entendus pour prolonger d’un autre 2 heures pcq trop bien.
Et là, il y a eu le vent qui s’est levé, et le sable qui a suivi, et vite, vite, vite….court, court, court à l’abri.
Des nuages gris sont arrivés sans crier gare et ont déversé une belle ondée, juste le temps qu’on puisse s’installer à l’intérieur et commander un lunch : sandwich poulet/brie, frites, salade, club + 2 verres d’un bon vin blanc frais. Ahhh ! Que ça fait du bien les vacances !
Bon, le soleil est de retour et tout l’monde dehors. A la question curiosité : oui, j’ai poussé la marche jusqu’à la section naturiste. Non, il n’y a pas de danger. Tout le monde sait se tenir et je n’y ai pas vu d’extra-terrestres !

Pour la question des enfants, eh bien, j’en ai vu tout le long de la plage « régulière » et je ne crois pas qu’aucun d’entre eux n’ait été traumatisé car il y a tant d’action partout, dans l’eau, dans les airs, et les enfants jouent, donc à mon humble avis les familles ne devraient pas s’empêcher de découvrir cette belle plage. Au mieux, si vous avez un léger inconfort, dirigez-vous vers la portion gauche de la plage (ceci dit si vous faites face à la mer, question d’orientation

).
Côté prix, je confirme une information que j’avais lue et demandée en vérification. Le dollar US est accepté au pair avec l’euro. Donc, bien sûr qu’on a sorti nos dollars US. Mais nous avons payé comptant. 49$ (2 chaises + 1 parasol + 2 rhum punch + 1 mojito (bof, bien meilleur à Cuba) + 3 autres rhum punch + le lunch ci-haut décrit). Pourboire additionel de $10. Très, très bien!
Mieux que l’autre couple qui a voyagé avec nous et qui a pris leur lunch à un resto différent que de la section de plage où ils avaient loué leurs chaises/parasol. Ils ont payé avec la carte de crédit, ont eu une première facture en euros, demandé échange en US $, le tout a fini avec une impression bien solide de s’être fait avoir un peu. Nous, on a dîné au même endroit qu’on avait loué nos chaises, et toute l’équipe et la femme d’un des patrons étaient Français. On a beaucoup jasé ensemble et pour une fois, l’avantage de parler la même langue, et de payer comptant nous a évité un tel désagrément. Ca a dû compenser pour les autres fois ailleurs où on s’est peut-être fait « avoir » !
Retour au poste de taxi et on demande le prix pour Mahoe Beach. Encore 28 $. Et de Mahoe au bateau 36$ mais pas trop certain à cause de l’heure de pointe. Ouin…on est un peu fatigués par le soleil, le vent, la mer….À l’unanimité, on décide de retourner à Marigot. Ca nous donnera une bonne excuse pour faire un autre voyage et revenir voir Mahoe Beach. Arrivée à Marigot vers 16h15 et malheureusement le marché ferme ses kiosques. Moi qui voulait acheter des épices…

...Je me reprendrai en Guadeloupe.
Le centre de Marigot est très beau avec de belles boutiques de luxe mais pas les traditionnelles Diamond Int’l & Al qu’on voit dans les autres îles. Non, ici c’est plutôt boutiques de grands parfumeurs, Escada, Mont-Blanc, Petit Bateau. Il y a comme un petit canal qui rentre vers l’intérieur avec tout plein de resto/terrasses autour….ca me rappelle le petit port au Cap d’Agde. J’y serai demeurée volontiers plus longtemps. Mais non, ce n’est pas possible.

Mais je me console en pensant à ma découverte de demain : St-Barth !
St-Barthelemy : on est loin, trrrrèèèèèssssss loin de St-Kitts & Nevis. Oh My God !!! Quelques beaux “
petits” bateaux de luxe sont ancrés dans le port. Sur cette île, on y parle tout autant le français que l’anglais. À cet endroit, je recommande la location de scooter. Je n’ai jamais conduis un tel engin et n’eut été une retenue de la part de Monsieur Mon Mari, j’aurai poussé ma chance.

Peut-être avait-il peur pour les autres ??!!!!
Ceci dit, le flot de circulation est très calme, contrairement aux autres îles. Et la quantité de côtes à grimper aurait justifiée la location pour le bien-être de mes mollets. Mais bon, je suis revenue plus musclée !

Magnifique endroit et on comprend pourquoi certaines têtes couronnées s’y rendent car la discrétion semble y être reine. Aucune trace d’excès ici (ce qui ne veut rien dire, je sais, je sais), mais le tout assez bien dissimulé, sans côté ostentatoire.
J’avais trouvé lors de mes recherches une mention au sujet de monsieur André Berry qui a ouvert son propre musée « Le Petit Collectionneur » dans sa propre maison. Après avoir escaladé la majorité des rues enveloppant le minuscule port en forme de U, et visité l’église, nous avons demandé notre chemin et finalement trouvé l’endroit. Il venait tout juste d’ouvrir portes et volets. Nous avons passé environ 1h30 en sa présence et ce fut un pur plaisir. Moi et mes millions de question, j’étais aux petits oiseaux.

C’est comme si nous avions eu une encyclopédie vivante tout à côté de nous, et qui pouvait répondre à toutes nos questions. Une belle suggestion à marquer dans vos notes si vous passez par là ; vous ne le regretterez pas. Voici une référence dont je suis fort heureuse d’avoir fait la découverte et pris le temps de nous y rendre. (Frais demandé: 2 euros/pp).
À part de cela, eh bien, il y a là encore de bien belles boutiques, un autre musée plus « officiel » en bordure du port, bistro et resto. C’est chic, net, « classe ». Les pélicans sont perchés sur les pieux dans la marina et nous regardent, curieux.
Il me reste deux escales mais je décide d’arrêter ici pour l’instant.
Question de me racheter un peu pour le dernier temps de silence qui aurait pu faire penser à un abandon. Loin de là, mais le temps encore faut-il que je le trouve, mais je n’oublie pas. Je poste donc ce texte, et prendrai le temps de répondre aux questions que je trouverai en chemin.
En réponse à Francine pour le vin, non ce n’est pas inclus, mais la carte est très bien garnie et choix abordable. J’avais acheté 3 bouteilles à la boutique duty-free à Toronto avant le départ, mais le hic c’est que ces boutiques n’ont que des choix de vins très limités (zéro importations européennes)….donc, j’ai toujours bien eu un peu de rosé/blanc pour prendre en cabine en fin d’après-midi pour accompagner la période de « pomponnage-habillage » avant de sortir pour la soirée

. En salle à manger, nous avons apporté une fois une bouteille de blanc et payé un frais de 15$. Autrement, j’ai choisi une bouteille à la carte tous les autres soirs. Oui, je l'avoue ! Mais nous étions en vacances !

Nous avons parfois fini la bouteille au cours d’un même repas lorsque les services s’étiraient…et c’était parfait. Sinon, nous en avons également remis ladite bouteille 2-3 fois en réserve pour le lendemain, et récupérée à l’occasion du lunch. Aucun problème.
Pour rester en cuisine et en réponse à Marie-Claude, les choix étaient très satisfaisants. J’ai même photographié certains menus car j’en salivais par anticipation déjà la journée même de l’embarquement, et je savais bien que ma mémoire à moi est une faculté qui oublie allègrement. J’essaierai de scanner une de ces photos ; si ça ne sort pas bien, je te donnerai plus de détails. Juste à y penser, j’ai faim !!!!!
À Cheesecake, c’est une bien belle image lorsque tu écris : «
… je crois entendre le voilier glisser tout doucement sur la mer avec les voiles au vent... » parce que je suis désolée de vous ôter vos illusions, mais nous n’avons jamais vraiment entendu le voilier « glisser ». Loin de là! Disons que son mouvement ressemble à celui d’un carrousel, vous savez, comme celui qu’on voit dans les fêtes foraines avec les chevaux qui montent et descendent….à la différence que pour le voilier, il va beaucoup plus vite +++ et il monte et descend entre deux vagues, encore et encore et encore…. Ouf

Pour les voiles au vent, alors là, oui c’est très beau à voir. Elles offrent un très beau contraste dans le ciel lorsque le soleil se couche et que la toile de fond se noircit graduellement…
Pour faire suite à ton idée de scanner quelques photos, j’ai demandé et cela devrait être possible avec l’équipement que nous avons. Nous ferons une tentative mais je ne sais pas quel en sera le résultat, mais bon, il faut commencer par essayer. On avisera après. Bonne idée, merci.
Kotnor, très honnêtement, si la médication est requise pour vous sur les paquebots avec stabilisateurs, alors là, non, ça ne vous rendrait aucunement service si j’insistais pour vous convaincre d’essayer ce type de croisière. Il faut être honnête, ça bouge. Non, la verrerie et les couverts ne se retrouvent pas au sol à tout coup, mais on y sent définitivement plus le mouvement qu’avec les traditionnelles croisières. Mieux vaut pour vous de garder une valeur sûre car il faut bien avoir du plaisir si on choisit de mode de vacances !
Donc voilà pour aujourd'hui. A la prochaine pour la suite.
Hal
