Bonjour,
Oum: Comme nous avons réservé notre croisière à la dernière minute, il ne restait comme choix que des suites et des cabines intérieures. Le choix fut rapidement fait: cabine intérieure.
Pour les deux journées durant lesquelles nous entrons dans les baies qui nous conduisent si près des glaciers, le bateau va très, très, très lentement. Exceptionnellement, lors de ces journées, la portion avant du pont le plus avancé (« bow ») est accessible à tous, ce qui donne un peu plus de liberté de mouvements pour tout le monde. Lorsque le bateau arrive à la limite permise de distance du glacier, il demeure immobile environ 1 heure. Ca permet d’écouter les « explosions » qui précèdent les chutes de morceaux de glace. Ces secondes sont très attendues pour les opportunités de photos qu’elles offrent.
Par exemple, au Hubbard Glacier, il y avait un côté du bateau qui faisait face à un mur du glacier. L’autre côté faisait face à une portion de la magnifique forêt Tongass. Cette forêt est un des poumons importants pour notre planète et si votre balcon est face à la forêt durant l’arrêt vous pourrez ainsi l’observer pendant 1 heure, mais vous serez limités dans votre champs d’observation, selon moi, en ce qui concerne le glacier et devrez attendre que le bateau tourne et reparte pour voir l’autre côté. Il y a le Promenade Deck qui offre la possibilité d’être côté ombre ou soleil et le fait de pouvoir se déplacer peut être intéressant, surtout si un des commentateurs pointe quelque chose d’intéressant du côté opposé au vôtre. Le Crow’s Nest est également très populaire comme espace intérieur puisque la vue couvre un bon 180°. Voilà mon impression pour la vue du balcon. Je vous souhaite une magnifique croisière, surtout qu’à ce moment la flore devrait être à son max.
La suite ici, avec
Skagway le 21 mai: 7h00 à 21h00
Pas d’excursion ni de visite organisée pour nous mais heureusement que j’ai fait mes devoirs avant le départ. Sur Cruisecritic, j’ai retracé des commentaires au sujet d’un article écrit par un journaliste du aarpmagazine et qui proposait des visites à 10 minutes à pieds pour différentes escales. Ici, il s’agit d’une randonnée à Yakutania Point qui se trouve à 10-15 minutes à pied du quai.
Skagway se décrit par 4 longues rues et une quinzaine d’avenues. Tout carré, tout simple, difficile de s’y perdre. Une fois qu’on sort du quadrilatère du quai, la 1ère chose qui accroche notre œil est cette magnifique locomotive rouge et noire à votre droite. Après lecture des panneaux racontant son histoire, nous allons vérifier au bureau d’informations touristiques si l’accès à Yakutania est toujours possible. Une carte et les indications nous sont remises pour notre randonnée vers cette pointe. Direction l’aérodrome, traversons le petit pont et nous voilà rendus.
C’est qu’un groupe de phoques habitent les lieux, entre eaux et rochers. Nous ne les verrons que de loin, mais le lieu valait bien le déplacement. Les sentiers sont bien aménagés (petit abri + table de pique-nique si le cœur vous en dit) et nous avons même poussé notre chance en poursuivant vers Cobbler’s Cove, dans l’espoir de voir peut-être d’autres petites bêtes. Chou-blanc quant à elles et une fois arrivés à Cobbler’s Cove, il faut revenir sur nos pas car le sentier ne nous ramènent pas en boucle au début du sentier. Une bonne occasion pour exercer notre cardio car le terrain est inégal à certains endroits ce qui fait que nos pieds sont bien contents d’être solidement installés dans un bon soulier de marche.
En ville, nous continuons notre marche sur la longue rue qui longe l’aérodrome pour voir finalement pas grand-chose. Désolée. Retour sur la rue principale où sont regroupés la plupart des commerces, souvent les mêmes enseignes bien connues et vues partout ailleurs, quelques galeries d’art qui valent le coup d’œil et qui apportent un vent rafraîchissant. Arrêt à une micro-brasserie et retour sur le bateau. Aux adeptes de Sarah Pallin, vous pourrez visiter et dépenser quelques $$$ à une boutique qui porte son nom ! Eh oui ! J’avoue ne pas avoir franchi le seuil à cette adresse, mais nous avons bien essayé de voir la Russie mais en vainc.
Glacier Bay le 22 mai – approx 13° C
Magnifique soleil qui nous suit tout au long de la journée pour notre entrée en ce lieu incroyable qui est comme figé dans le temps. Nous sommes heureux de revoir cet endroit qui fait partie des rares lieux encore quasi intouchés de notre planète. Le vent est tout de même présent ce qui fait sortir de notre garde-robe toutes les pelures d’oignons soigneusement apportées avec nous. Aujourd’hui, les jumelles sont accrochées autour de notre cou pour toute la journée. Tout comme l’appareil-photo. Quelques commentaires sont diffusés par les invités-naturalistes lorsque nous atteignons le point central de la baie. Toujours très intéressant.
Une journée en mer qui suit et nous voilà déjà rendu à Anchorage.
Anchorage le 24 mai – 7h00 à 23h00
Ici, nous avions également réservé en ligne sur le site de HAL l’excursion « GLACIER DISCOVERY GRANDVIEW TRAIN – Intransit ». Deux jours auparavant, nous avons reçu une note nous avisant d’un changement à l’horaire. Le temps de l’excursion sera ramené à une durée de 7h15 min. (au lieu de 10) car il y a encore de la neige sur la voie ferrée dans le dernier segment et nous n’y aurons pas accès.

Je pensais qu’un train était assez puissant pour voyager même en hiver, mais ….mystère et boule de gomme! HAL offre un remboursement si la modification ne nous convient pas ou sinon un ajustement en crédit sera inscrit sur notre état de compte final pour compenser la portion amputée. Nous gardons notre réservation et passerons une très belle journée à bord de ce train composé de 5 wagons tous différents les uns des autres.
Du bateau, nous embarquons dans un autobus qui nous conduira au dépôt de train à 10 minutes de là. Nos sièges sont pré-assignés. Nous sommes dans le premier wagon et après avoir entendu les instructions données par le personnel du train, nous avons l’autorisation de pouvoir nous déplacer d’un wagon à l’autre, de s’installer ailleurs si ça nous chante car les wagons du centre ne sont occupés qu’à moitié. Nous pouvons même nous installer sur la plate-bande extérieure qui attache deux wagons entre eux pour quelques photos sans obstruction de fenêtre/vitre. Le dernier train est celui qui a 2 étages avec le toit vitré. Tous les sièges sont occupés.
Deux comptoirs permettent de se procurer à boire et à manger. Bizarrement, lorsque nous avons réservé en ligne, l’excursion indiquait le logo « repas inclus ». Dans le cartable qui se trouve dans chaque cabine avec toute la littérature nécessaire et/ou superflue, le feuillet des excursions n’affiche pas cet icône de repas. Ni même celui de « snack ». Et cela ne tient pas compte du raccourci dû à la neige.
À l’occasion le train s’arrête un court instant pour nous faire profiter de superbes points de vue. Parfois, le haut-parleur annonce un orignal à gauche, un aigle bien installé dans son nid à droite ! Il faut faire vite et être alerte pour tout voir.
À Whittier, tout le monde débarque. 15 minutes pour quelques photos et on repart. Ne pensez même pas à vous aventurer un peu trop loin car à la 15ème minute le train repart. Nous avons été les derniers à réembarquer et nous avons dû presser le pas. Oups ! Le Island Princess était au quai.
Retour à Anchorage et l’autobus déjà arrivée au dépôt de train nous ramène au bateau directement. Il n’y a pas d’arrêt en ville pour ceux et celles qui voudraient y faire un tour. La fatigue nous gagne et nous retournons à bord sans explorer plus à fond Anchorage.
Homer le 25 mai – 10h00 à 18h00
Sans vouloir offusquer les résidents d’Homer, nous ne comprenons pas vraiment pourquoi HAL inscrit cette escale à ses itinéraires. Pour nous maintenant, Homer rime avec Misère!

Non pas que les lieux soient en état de décrépitude mais parce qu’il n’y a quasiment pas d’infrastructures en place pour accueillir les passagers d’un bateau (je n’ose imaginer la situation s’il y avait 2 bateaux ou plus en même temps !).
À partir du quai pour se rendre à ce qui tient lieu de centre du village, il faut marcher quelques kilomètres (approx. 5 !!).

Bien entendu, il faut les défaire ces km pour le retour. Alors HAL offre un service de navettes. Offre qu’il faut payer 15$ US par personne. De toutes les escales que nous avons faites à ce jour, jamais nous n’avons vu une telle situation. C’est que le passager est un peu pris en otage ici. Deux choix: tu marches une distance considérable qui est un peu déraisonnable même pour une personne moyenne qui est en bonne forme physique, ou tu paies. Et si tu veux payer un peu plus, il y a le bon taxi. Ok, ok. Nous les achèterons ces deux billets pour ce service de navette.
Format petit autobus scolaire. Des lignes d’attente sans fin se forment. Le temps d’attente est trop long. Certaines personnes utilisant cannes, bâtons ou autres supports ergonomiques commencent déjà à être fatiguées et la journée ne fait que débuter....

Les navettes arrivent, les chauffeurs ne savent pas trop où se stationner, certaines étant destinées pour les groupes partant en excursion; le peu de personnel de HAL qui est sur place manque d’organisation. Les files d’attente se brisent, les gens s’agglutinent aux portes des navettes, ce n’est pas la bonne pour eux, bref c’est le chaos!
Quelques points de d’arrêts prédéterminés en ville vous déposent et pour votre retour vous n’avez qu’à attendre à un de ces points dispersés pour que la navette vous ramène au bateau. Facile à dire. Moins plaisant à vivre. Le village n’a pas vraiment de centre et est donc étalé en superficie ce qui rend la découverte assez physique. Et fort heureusement qu’il faisait beau. Un musée, quelques galeries par ci par là, une banque, un supermarché. Mais tout est tellement distancé les uns des autres que ça ne fonctionne pas bien du tout.
Ce qui fait que nous sommes revenus grâce à « Bear », eh oui c’est son surnom, qui habite à Homer et qui nous a offert de nous ramener en pick-up !

Au moins, ça nous a donné l’occasion de rencontrer un sympathique résident que nous avons invité à prendre une bière à un des saloon connu sur le quai parallèle nommé « attrape-touristes » comme il dit.
Donc, 30$ pour aller au village ne fut pas notre top-ten pour la logistique de HAL. Nous avons déjà fait escale au Cap-Vert et malgré qu’il n’y avait aucune excursion offerte ni par la compagnie ni par la ville, et même pas de taxi au quai, au moins, le village était facilement accessible ainsi que son marché, son église, ses parcs, ses restos, etc….
Alors voilà grosso modo pourquoi nous questionnons ce choix d’escale pour HAL et n’avons aucun bon commentaire pour le service de navette bien dispendieux pour ce qu’il a offert. J’espère que ceux et celles qui feront escale à cet endroit dans le futur bénéficieront de meilleures installations. Au retour sur le bateau, beaucoup de passagers étaient dans un esprit de mécontentement évident. Dommage.
Prévision pour le week-end à venir: la fin de la rédaction des dernières escales. D’ici là, bonnes vagues à tous et toutes.
@ Benoit : je vois votre p’tit bonhomme sauter de plus en plus vite car le décompte d’ici au jour « J » se rapproche encore et encore. J’espère que votre embarquement se fait à Canada Place car pour un départ c’est de beaucoup plus beau que de l’autre gare maritime située à environ 2.5 km de là. Chanceuse !
Bonne St-Jean à tous !
Holland
