Benoit, merci de me suivre. C'est vrai, l'itinéraire était particulièrement attirant, du moins pour nous!
Franquet, je partage ton amour des belles ruelles! D'ailleurs, c'est le thème du calendrier 2014 qui orne notre couloir à la maison. En vedette pour le mois de juillet.... Saint-Paul-de-Vence! Tout un hasard!
Toutou, merci pour ton son de cloche concernant les pourboires. Il faut dire qu'on est descendus les derniers de l'autobus, alors peut-être que les gens ont donné un pourboire sans que je les voie. Mais j'aurais cru qu'il y aurait encore des gens autour d'elle si cela avait été le cas, et elle était seule.
Quant à Cinque Terre, je trouve que les photos ne rendent pas vraiment justice. C'est tellement plus beau en vrai!
Vana, merci de me lire! Quand j'ai fait mes recherches sur Cinque Terre ici sur le forum, il n'y avait que vous qui y étiez allée. C'est vrai que mon expérience a été bien différente de la vôtre... Quel dommage que les intempéries vous aient gâché cette escale unique. Partie remise, peut-être?
Francine Hamel, pour Cinque Terre, il suffit de mettre ton chat sur le dossier, je suis certaine qu'il peut t'arranger ça en deux temps trois mouvements!
Mardi 8 juillet, CIVITAVECCHIA (Rome)
Beau et chaud!
Le navire arrive au port de Civitavecchia vers 7 heures. On y découvre un porte-avions italien, le Cavour 550. Le Silver Wind et le Norwegian Spirit nous suivent peu de temps après. On déjeune et on descend vers 8 h 15, un peu plus tard que prévu. Des navettes nous emmènent à la sortie du port, où l’on a l’intention de prendre un taxi jusqu’à la gare étant donné qu’il y a des travaux au port et que les navettes ne nous déposent pas au même endroit que d’habitude. Paraît-il que le trajet à pied, normalement de quelques minutes, peut prendre jusqu’à une demi-heure. Comme nous n’avons pas de temps à perdre, nous décidons de nous payer le taxi jusqu’à la gare.
À notre descente de la navette, l’agitation est à son comble. On nous offre des excursions à Rome de tous bords tous côtés. J’explique à tout ce beau monde que je veux seulement un taxi jusqu’à la gare, mais c’est peine perdue. On a beau s’éloigner pour tenter de voir s’il y a des taxis plus loin, on ne nous lâche pas. Une dame blonde parlant le français est particulièrement tenace. Elle a dû sentir qu’un membre de notre famille était tenté par l’offre… En effet, mon conjoint a trouvé, avec raison, qu’on avait perdu beaucoup de temps avec le train et l’autobus lors de notre escale à Cannes. Depuis hier, je sens d’ailleurs monter une réticence grandissante envers mon projet de prendre le train de Civitavecchia jusqu’à Rome…
On s’arrête donc pour écouter son offre. C’est très tentant d’avoir notre chauffeur privé qui nous attendra là où on veut descendre, et de ne payer qu’une fois revenus au port à la fin de la journée. Bien sûr, cette décision fera exploser le budget prévu pour cette escale, mais on assume (coût : 200 Euros pour les 5).
Une famille de quatre personnes s’apprête à monter avec nous dans la fourgonnette, et c’est là qu’on réalise qu’il manque une place à bord! Oups! La dame blonde et le chauffeur s’éloignent un peu et discutent avec animation, en italien bien sûr. Ils courent tous les deux ici et là, parlent avec d’autres chauffeurs, mais au bout d’une dizaine de minutes, rien n’aboutit. Nous, on attend sur le trottoir et tout ça augure tellement mal que, pendant quelques instants, on est tentés de faire comme plusieurs personnes et de prendre le chemin de la gare.
Finalement, la famille de quatre, déjà installée à bord, décide de prendre une autre excursion. Comme on n’est plus que cinq, la dame blonde nous fait la conversation pour ne pas qu’on file, tout en s’éventant avec sa brochure. Elle en a assez de ce pays et de cette chaleur, elle veut déménager aux États-Unis, dit-elle. Pendant ce temps, le chauffeur s’affaire à trouver trois autres passagers pour remplir le véhicule. Heureusement, des navettes arrivent régulièrement avec d’autres passagers, et il parvient à convaincre trois gentilles dames américaines, des cousines, de se joindre à notre petit groupe.
Enfin, nous partons! Notre chauffeur, Rocco, est très sympathique et nous fournit tout au long du trajet d’une heure de nombreuses informations très intéressantes. Une fois à Rome, il nous dépose à la place Saint-Pierre. D’après lui, nous devrions être entrés dans la basilique d’ici trente minutes. Une fois dans la file, on est sceptiques. Il y a beaucoup de monde. Mais pourtant, ça avance régulièrement et nous sommes effectivement à l’intérieur moins de trente minutes plus tard. C’est d’une richesse incroyable, bien sûr, mais c’est loin d’éveiller en moi les mêmes émotions que la Sagrada Familia. Ensuite, nous avons le temps de flâner un peu sur la place Saint-Pierre avant de remonter dans la fourgonnette pour nous rendre à la Piazza di Spagna.
Malheureusement, il y a à la Place d’Espagne d’importants travaux en cours, et disons que c’est loin de ressembler à une carte postale. On ne peut pas voir la barque-fontaine ni l’église de la Trinité-des-Monts. On y reste quelques minutes à peine avant de repartir en direction de la fontaine de Trevi. Pas de chance… travaux majeurs là aussi! Plantés devant le chantier, on contemple la photo de la célèbre fontaine dans mon guide de voyage pour tenter de savourer la magie du moment… On repart rapidement et on passe devant l’impressionnant monument à Victor Emmanuel. On s’arrête ensuite dans une rue pour contempler une partie des ruines du Forum. Le plus jeune en profite pour s’acheter un chapeau noir bordé d’un ruban aux couleurs de l’Italie à un kiosque non loin de là.
Une fois au Colisée, Rocco est optimiste en regardant la file et croit que nous aurons assez d’une heure vingt pour en faire la visite. Ce ne sera pas le cas, malheureusement. Nous n’avons pas acheté nos billets en ligne, car il n’y avait pas d’économies à faire, et le plan initial (qui nous envoyait à Rome par le train) était de les acheter au Palatin pour éviter la longue file, justement (suggestion de Toutou dans son CR). Mais bon, le plan a changé en cours de route et nous faisons donc la file pendant une heure pour enfin accéder aux guichets du Colisée. On remet notre décision en question plusieurs fois pendant qu’on est en file, car ça n’avance vraiment pas vite, mais on décide de rester, au point où on en est. On passe à peine dix minutes dans cette enceinte historique, mais on l’a vue et on n’a aucun regret. (56 Euros pour 2 adultes et 2 étudiants; gratuit pour les moins de 17 ans).
On rejoint notre chauffeur au point de rendez-vous, puis il nous dépose au Panthéon. Après la visite de ce chef d’œuvre d’architecture, on veut manger avant de reprendre la route pour Civitavecchia. Rocco nous emmène chez Pasquino, dans le quartier de la Piazza Navona. Il est 15 h 30, et ses amis s’apprêtent à fermer pour quelques heures avant d’ouvrir de nouveau en soirée. Rocco nous emmène à l’intérieur pour voir le cuisinier préparer la pâte. Quelques minutes plus tard, on est installés sur la terrasse et l’on savoure une bonne pizza au four à bois. On invite Rocco à se joindre à nous. Les trois dames qui nous accompagnent ont mangé pendant que nous étions au Colisée, mais elles sont bien heureuses de se promener dans le quartier et de déguster un excellent gelato.
Il est 16 heures et c’est le moment de retourner au port. Rocco fait une dernière halte dans une magnifique rue bordée d’immenses arbres d’où nous avons une vue imprenable sur Rome. On y descend quelques minutes, le temps d’une séance photo, et nous reprenons la route.
Quand nous regagnons la côte, une petite… ou plutôt une grosse surprise nous attend.

D’énormes vagues viennent se briser sur le rivage. Même Rocco, qui habite tout près, n’en revient pas. Il dit qu’il n’a pas vu ça souvent. Il fait pourtant un temps superbe. L’une des cousines américaines propose à la blague qu’on aille tous passer la nuit chez Rocco, car on sent que ça va brasser ce soir sur les navires (elles sont sur le NCL Spirit).
Notre sympathique chauffeur fait jouer Arrivederci Roma à tue-tête peu avant notre arrivée au port. Nous le payons et lui remettons un généreux pourboire, car nous sommes enchantés de notre journée. Rocco a été d’une gentillesse exquise tout au long de la journée, en plus de nous fournir une foule de renseignements. De plus, avec le recul, nous constatons que nous n’aurions probablement pas pu voir tout ce que nous avons vu aujourd’hui par nous-mêmes.
De retour à bord, le capitaine nous prévient que ce sera probablement rock’n roll ce soir, du moins tant que nous ne nous serons pas éloignés de la côte. Nous passons un bon bout de temps sur notre balcon à regarder les manœuvres du départ qui est retardé à 19 h 30, entre autres celles du bateau-pilote, très laborieuses dans ces fortes vagues. D’ailleurs, on apprendra le lendemain que le pilote a bien failli rester à bord, et qu’il est parvenu à débarquer in extremis, car plus on tarde, plus le navire va vite, et plus la manœuvre est difficile. Apparemment, il y avait aussi divergence entre lui et le capitaine de l’Equinox quant au côté (babord ou tribord) d’où il valait mieux tenter de descendre. Il paraît que c’est le capitaine de l’Equinox qui avait raison, en fin de compte.
Sur le balcon avec nous, notre fille commence à se sentir mal et regagne sa cabine. Pendant ce temps-là, on fait une tentative d’aller voir le Hot Glass Show (démonstration de soufflage de verre) au pont 15 à 20 h 30. Mais il vente tellement que ce n’est pas du tout agréable. On se prépare donc pour aller souper. Comme on a mangé notre pizza à Rome vers 16 heures, on a décidé de souper plus tard ce soir. Malheureusement, le cas de notre fille ne s’arrange pas, au contraire… Il faut dire que ça brasse pas mal. Pas évident de se promener dans les couloirs. On va lui chercher des médicaments contre le mal de mer au Guest Relations, elle se couche et s’endort. De mon côté, je commence à me sentir un peu mal aussi. Les gars filent moyen, tandis que mon conjoint n’est pas du tout incommodé. Il faut dire qu’avec tout ça, il est maintenant 21 h 30. On décide d’aller au buffet étant donné l’heure tardive. Je me force à manger, car je ne suis pas certaine que ça passera, mais je me fie à ce qu’on entend souvent, qu’il ne faut pas avoir l’estomac vide, etc.
Trente minutes plus tard, je suis en pleine forme, et les gars aussi. On fait un dernier arrêt au café al Bacio pour des cafés et chocolat chaud. En voyant sur la table les paquets de biscuits soda que j’ai rapportés pour ma fille, la serveuse du café m’offre trois autres sachets de médicament contre le mal de mer.
On regagne nos cabines respectives et on s’endort en se faisant bercer par les vagues.
Photos:
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