Mes commentaires et impressions en vrac
Le navire
Toute la famille a adoré l’Equinox. Nos cabines étaient très propres et confortables, les lits aussi. Pas énormément de tiroirs, mais les armoires au-dessus du lit compensent amplement. Beaucoup de rangement aussi dans la salle de bains. Nous étions bien contents de la situation de notre cabine au 8e pont, car nous n’entendions presque pas de bruit et avons très bien dormi.
Nos voisins, eux, en ont peut-être entendu au début de la croisière… Car je dois avouer que nous nous sommes faits avoir par le fameux courant d’air qui se crée quand on ouvre la porte et que la porte-patio est ouverte. Eh oui, les murs ont tremblé. Une autre fois, la paperasse qui était sur la table s’est même ramassée dans le couloir! On se serait sûrement attiré les foudres d’une certaine princesse si elle avait été à bord... hi hi

Rassurez-vous, on a vite appris la leçon.
Il fallait particulièrement faire vite quand on entendait le timbre annonçant que le capitaine allait parler, la plupart du temps dans l’heure précédant le départ. Le message n’étant pas diffusé dans les chambres, je me dépêchais d’ouvrir la porte, car j’appréciais beaucoup les informations que le capitaine nous donnait.
À part le Bistro on 5 (crêperie), nous ne sommes allés à aucun restaurant de spécialité. Disons qu’à cinq, le prix est assez prohibitif. De toute façon, les repas à la salle à manger ont toujours été excellents.
Nous avons pu vérifier de nouveau, avec cette deuxième croisière, que nous avons absolument besoin de la flexibilité du Anytime Dining. Ce serait vraiment très contraignant pour nous de souper à heure fixe.
Les deux soirées « formal » ont eu lieu le 3e soir, mardi, à Gênes, et le 6e soir, jeudi, à Kotor. Et ce même si on avait une journée en mer le 5e jour.
Nous avons apprécié le fait de pouvoir conserver nos bouteilles de vin non terminées pour le soir suivant. Comme on avait acheté du vin à Barcelone et qu’on en buvait en apéritif sur notre balcon, on en prenait moins au repas. En passant, la prochaine fois, j’apporterai des coupes bon marché, car comme on n’a pas voulu m’en donner pour apporter à la cabine (on ne m’a offert que des verres en carton), nous devions utiliser les verres à eau, ce qui est loin d’être idéal.
J’ai trouvé les employés très consciencieux en ce qui a trait à différentes règlements. Je vous ai déjà parlé du sommelier qui s’inquiétait de l’âge de ma fille (bientôt 22 ans) avant de lui verser du vin. Mais il y a eu aussi une fois au C A S I N O où mon conjoint était assis à la toute première machine près du passage public, juste pour essayer. Nous nous sommes approchés une minute, tous les quatre (y compris notre fils qui vient tout juste d’avoir 15 ans, pour le regarder; presque aussitôt, un employé est arrivé avec un grand sourire en nous demandant s’il était possible que quelqu’un parmi nous n’ait pas dix-huit ans. Alors même lorsqu’un jeune est accompagné de ses parents, à une enjambée du passage public, ils ne laissent rien passer. (Et c’est très bien ainsi.) Aussi, au moment de quitter le navire lors des escales, quand mon fils passait sa Seapass, on me demandait systématiquement s’il était avec moi. C’est rassurant!
Il ne semblait pas y avoir beaucoup de francophones à bord. On n’a entendu parler français qu'à quelques reprises, et il s’agissait toujours des mêmes trois ou quatre couples ou familles.
Les escales
À Barcelone, je recommande vivement de réserver en ligne pour la visite de la Sagrada Familia afin d’éviter l’attente. Même chose pour le bus touristique, si vous êtes plusieurs; comme je le disais dans mon CR, on a économisé 17,5 Euro à cinq. Une chance qu’on l’a eu, celui-là! On a pu voir plusieurs quartiers de la ville où l’on n’aurait pas mis les pieds sinon, faute de temps.
À Cannes, nous nous sommes organisés par nous-mêmes pour aller à Saint-Paul-de-Vence; mais on a vraiment perdu beaucoup de temps à attendre le train et l’autobus. Peut-être qu’on était juste « mal timés ». Cette escale ne nous a pas coûté cher (53 E en transport pour les cinq), mais je serais curieuse de savoir combien nous aurait coûté un transport privé. Avec ce dernier, on aurait probablement pu rentabiliser notre temps et ajouter d’autres visites.
Cinque Terre, coup de cœur!

J’aimerais bien y retourner pour faire de la randonnée, de la plage et y passer quelques jours. Un véritable paradis.
Rome, coup de cœur familial!

C’est quand même bizarre, car c’est pourtant la ville où nous nous sommes le moins imprégnés de l’ambiance. Nous nous déplacions dans le taxi de Rocco entre chaque point d’intérêt, et j’avoue que ça m’a manqué de ne pas pouvoir me promener tranquillement au hasard des rues. Même si on a pu voir beaucoup en peu de temps, j’ai quand même le sentiment d’être passée un peu à côté de quelque chose. N’empêche qu’on a tous beaucoup aimé. Pour le Colisée, si c’était à refaire, je réserverais en ligne.
Kotor, escale moins chargée et très économique puisque nous avons choisi de rester dans la vieille ville et de monter les remparts. Je sais qu’il y avait plein de belles destinations autour, et j’aurais voulu explorer davantage le Montenegro. Mais voilà l’éternel dilemme en croisière : choisir une activité, c’est aussi renoncer à un tas d’autres! Entrée mémorable dans la baie… ça vaut vraiment la peine de se lever tôt!
Zadar, un autre coup de cœur.

J’aimerais beaucoup retourner dans ce magnifique pays qu’est la Croatie.
Et pour finir, Venise. Deux jours, c’est tellement vite passé! J’espérais avoir le temps d’aller à Burano, mais non. Encore une fois, il faut faire des choix! J’en garde un merveilleux souvenir.
Pour toutes ces escales, à part Cannes, l’anglais est la principale langue utilisée pour communiquer. Il n’y a qu’à Venise où l’on s’est fait servir plusieurs fois en français.
La bouffe en escale
À part les repas pris sur le navire, voici un aspect du voyage qui m’a laissée un peu... sur mon appétit!

Avant de partir, on se fait une image mentale des endroits où l’on mangera, on consulte des guides, on note des recommandations, on se pourlèche les babines d’avance! Mais une fois sur place, et pour toutes sortes de raisons, ça ne se passe pas toujours comme prévu. Par exemple, lorsqu’on visite, on a tendance à repousser l’heure du repas pour finir telle activité, telle visite. Puis on se retrouve affamé et on devient moins sélectif. Et à cinq, il y en a souvent un ou une qui n’en peut plus. On y va alors pour la facilité, la proximité, etc. Tant pis pour la charmante et authentique osteria qu’on nous avait chaudement recommandée mais qui se trouve à l’autre bout de la ville. On voudrait bien dénicher la petite perle du quartier où vont les gens de la place, mais chemin faisant, on finit souvent par craquer par la belle et grande terrasse avec une vue splendide et un menu élaboré où chacun a repéré quelque chose à son goût. Je n’irais pas jusqu’à parler d’attrape-touristes, mais disons qu’il manquait parfois une petite « coche ».
Ceci dit, on a toujours bien mangé, et l’ambiance des endroits où nous avons mangé était toujours agréable. Vue imprenable à Port Olympic, super ambiance à Cannes, musiciens à Monterosso et à Venise… Mais j’avais souvent l’impression qu’il manquait de WOW dans mon assiette. Vous savez, quand ça semble tellement bon qu’on a envie de photographier son plat?

Mes restos préférés : Luzia et Casa Guinart, à Barcelone. Sans oublier le lunch qu’on s’est préparé à l’appart, à Venise!
Conclusion
Avec un itinéraire pareil, je me doutais qu’on ne pouvait pas se tromper. Nous avons été vraiment comblés par des destinations d’une beauté incomparable. Quand je voyais nos enfants sortir leur iPad ou iPod pour prendre des photos, je me disais : yesss, mission accomplie! Eux aussi étaient émerveillés. Et ça en prend beaucoup parfois pour émerveiller un ado de 15 ans!
Le temps a été idéal, avec du soleil et de la chaleur tous les jours. Un peu de pluie le 8e jour, à Kotor, ainsi qu’à Venise, mais toujours de courte durée.
La croisière proprement dite, qui a été sans contredit la partie la plus « relax » de notre voyage, a été un coup de cœur général. Mon conjoint, qui avait quelques réserves et n’était pas venu sur le Victory avec nous en 2010, a beaucoup aimé.
En terminant, je tiens à préciser que ce voyage de rêve n’aurait sûrement pas été le même si je n’avais pas tant appris sur les croisières au fil des ans grâce à ce merveilleux forum. Pendant le voyage, je ne sais pas combien de fois j’ai pu dire : « Je le sais, je l’ai lu sur le Monde des croisières! »
Un gros merci, donc, à tous ceux qui font de ce site un lieu d’échange exceptionnel.
Photo:
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