21 juil. 2014, 12:04
Bonjour
@Marie-Claude: un gros merci pour tes bons mots!
HISTOIRE DE TORTURE :
Devinez qui a été torturé? Vous voilà bien contents, je vois d’ici le sourire narquois sur vos lèvres.
Je vous entends : Enfin, une histoire croustillante à nous mettre sous la dent. La Princesse va y goûter…
Wow, wow, partez pas en peur. Ne vous réjouissez pas trop vite, c’est juste une « aventurette ».
Jour 1 : Le tout débute dès le premier jour. On est au milieu de 2 cabines de gens qui se connaissent. Les portes claquent et claquent. Elle entre, il sort, elle va voir sa voisine, il revient de voir la voisine et ainsi de suite. Il est tard, je suis fatiguée, j’ai hâte que ça arrête! zzzzzzzzzzzzzzzz
Jour 2; 6h du matin. Le bordel est pris dans la cabine voisine. ça gueule, ça gueule! Madame et monsieur font partie du groupe de sourds, mais comme les autres, ils ne sont pas muets.
Même sans se quereller, quand ils parlent, on croirait qu’ils sont dans notre cabine tellement ils parlent fort.
Moi, qui voulais en profiter pour dormir sur le bateau, je suis un peu nerveuse à penser à la suite de la croisière. On verra bien.
Pendant la journée, je tente de téléphoner à notre ami, peine perdue, le téléphone ne fonctionne pas. Je pars le signaler et demander qu’on le répare.
Les portes continuent de claquer dans un va et vient incessant entre les 2 cabines. Ils n’ont aucune retenue, ils laissent aller la porte et BANG!!! Dans nos oreilles.
Quand une des portes patio est ouverte, il y a un gros courant d’air et quand la porte du corridor se ferme, les murs en tremblent.
Coucher tôt pour récupérer. 22 heures, les voisins rentrent. Là, ils se querellent et on a presque l’impression qu’ils vont se frapper. Fin du neuvième « round » à 23h…ouf pas trop tôt.
Jour 3 : On fait la grasse matinée, les voisins commencent leur bordel seulement à 7h. Je suis quand même pas mal frustrée.
C’est le seul temps de l’année que je peux dormir le matin et ils ne sont pas foutus de me laisser ma quiétude si bien méritée.
Pendant notre préparation pour le souper : les portes claquent et reclaquent…dans ce continuel rituel de visite : je passe te voir, je reviens, j’ai oublié de te dire que…
Ce soir, les voisins doivent être finalement fatigués et ont du se coucher en entrant dans leur cabine. On ne les a pas entendus. Inch Allah, j’avais commandé une nouvelle Kalachnikov sur internet, livrable demain matin au quai de Royal Dockyard. Je retourne sur internet pour annuler ma commande.
Jour 4 : 6h30, grrrrr, les voisins recommencent leur manège. Engueulade à qui mieux mieux. Tout un début de journée pour une vie de couple harmonieuse. On ne parle pas ici d’un léger différent, non. On s’en va vers une guerre ouverte. Je me retiens de frapper dans le mur pour signaler mon mécontentement.
Pendant notre préparation pour le souper : les portes claquent et reclaquent… Comment aimes-tu ma « tounue » darling? (d’une voisine à l’autre)… Et ma coiffure alors?
Michel perd patience, c’est un phénomène rare envers les étrangers. Habituellement, il est réservé et toujours très poli et diplomate. Il se lève et ouvre la porte de la cabine et j’entends un BANG d’une force inouïe. Ça y est, ils l’ont poussé à « bouttttte ». Le chat est sorti de ses gonds et a claqué la porte avec une force inouïe - force G de 4,5. Tandis, qu’ont est dans la physique, je crains que la loi de Newton sur le principe des actions réciproques ne soit en train de s’appliquer et pourrait entraîner une réaction en chaîne de la part de nos ennemis.
De plus, le Monsieur, qui fait partie du couple de moineaux criards, écoute chaque jour le soccer assidûment avec la porte patio grande ouverte, on ajoute donc au portrait de la croisière, l’impossibilité de se reposer l’après-midi, soit dans la cabine, soit sur le balcon.
21h : Les lance-roquettes volent de toute part. Les voisins ont rouvert les hostilités.
22h : « pus » capable, je me lève, mets ma robe de chambre et allume la lumière et téléphone à la sécurité. Quoi? le maudit téléphone ne fonctionne toujours pas. Pas grave, je sors de la cabine (toujours en robe de chambre) et je me rends aux ascenseurs (toujours en robe de chambre). J’ai l’air hagard et je suis toute échevelée (ceux qui m’ont déjà rencontrés savent que j’en ai beaucoup des cheveux échevelés). Je prends le téléphone public.
Moi : Là, là, vous allez faire quelque chose. Je veux dormir
Réceptionniste : C’est quoi ta cabine madame?
Moi : C’est la cabine à côté des belligérants.
Réceptionniste : Ok, retourne te coucher, on envoie la sécurité.
Moi : By the way, je me suis plainte que mon ?%?&?%& téléphone ne fonctionne pas et il n’est toujours pas réparé. Peux-tu leur faire le message que je vais bientôt le jeter dans la poubelle.
Réceptionniste : Madame, on a des bac de récupération. Peux-tu le jeter au bon endroit. By the way, on a rien dans ton dossier concernant ton ?%?&?%& téléphone. T’as parlé à qui?
Moi : Écoute-moi « ben », je n’ai pas monté un dossier judiciaire d’enquête sur le ?%?&?%& sur mon ?%?&?%& de téléphone, mais là je vais m’y mettre : nom, date, heure etc…
Je repars vers la cabine, espérant que la sécurité fera son travail et que demain quelqu’un daignera faire en sorte que l’appareil moderne de communication fonctionne enfin.
Environ 10 minutes plus tard, les voisins sont toujours à argumenter en criant, j’entends la sécurité qui frappe à la porte des tapageurs. Il faut dire que l’insonorisation du Breakaway n’est pas des plus réussies. Après quelques minutes, il frappe à ma porte. Bon, je remets ma robe de chambre NCL et j’ouvre, encore toute ébouriffée, les cheveux toujours en bataille, une couette rebelle tombant constamment dans mes yeux.
Sécurité : Madame, on les a avertis. On leur a donné la carte d’un avocat en médiation pour éviter un divorce. Cela devrait se calmer, sinon rappelez-nous.
Moi : Ben oui, avec quel téléphone? Ah, oui, celui qui à à 0.33 km de ma chambre….
Jour 5 : Ce matin, aucun bruit chez les singes hurleurs. La visite de la sécurité les a, semble-t-il, calmés. Je ne peux m’empêcher de penser à M. Robert qui a eu un problème de voisinage et qui a retrouvé des substances non désirables sur sa poignée de porte de cabine. Décidément, la clientèle sur ce trajet me laisse un peu songeuse.
Le claquage de portes continue et continue… Je crains que Michel ne fasse voler notre porte en éclats suite à une montée subite d’adrénaline qui soulève d’un bond et amène la porte à claquer avec une force G de 8… Je pense qu’après cela on pourra produire une étude sur la résistance d’une porte à la force G et conclure=
+ les voisins sont « fatiQuants »3 + le Chat donne une poussée horizontale5 à la porte de cabine. Cette étude sera publiée prochainement…
Aucun « criage » ce soir, je crois définitivement que la sécurité a fait peur aux vieux sourds. J’aurais dû me plaindre avant.
Jour 6 : Cette nuit, les sourds ont appris le langage par signes des muets. Une réussite totale, on n’entend rien. Cet après-midi, je pense faire une petite sieste au retour de notre randonnée sur l’ancienne voie ferrée. Je réalise rapidement que ce sera impossible. Le p’tit vieux sourd est fort intéressé par le soccer. Il a encore ouvert la porte de son balcon et mis le son si fort qu’il traverse jusque dans notre chambre. Merde, remerde… Jerepense à M. Robert et continue de me demander sincèrement quelle clientèle est visée par NCL sur ce trajet… J’abandonne donc l’idée du repos.
Nous quittons les Bermudes en fin d’après-midi. Pour l’occasion, il y a de la musique forte qui vient nous casser les oreilles. D’où vient-elle? Je ne sais pas vraiment, probablement du pont piscine. It's fun to stay at the Y. M. C. A…….Y.M.C.A..lalalala…. Appuyés sur la rampe du balcon et accompagnés de ses amis (l’autre cabine de l’autre côté) , le p’tit vieux sourd fait les gestes de la chanson en chantant (faux) et on entend:
Oh la la, je vais m’arrêter, les voisins vont appeler la sécurité. Ben dis donc, du con, t’as rien compris! Je ne l’ai pas dit, mais je l’ai pensé…
Ce soir, les portes continuent de claquer, mais le couple de p’tits vieux sourds font la trêve. Le médiateur sur les réconciliations a songé sérieusement à se jeter par-dessus bord, mais a réussi un coup de maître, les ramener au calme!
Pendant la nuit, j’entends des halètements du genre de ceux qu’on entend dans les vieux motels de passe. Quoi, le p’tit vieux sourd s’envoie en l’air sans aucune retenue. Le tout dure à peu près 2 minutes, pas plus. Il a un problème d’éjaculation précoce ou j’ai raté le début des préliminaires?
Jour 7 : Ce matin, on a enfin la paix… mais le reste de la journée sera assombrie par les matchs de soccer à tue-tête que le vieux singe hurleur écoute sans pause aucune. Même si la porte patio est fermée aujourd’hui, le son passe facilement dans notre cabine.
Et ce soir, après 22h, le concours de qui ferme la porte le plus fort est recommencé. C’est la final!
Chat Masqué : 5, voisins : 22
Pendant la croisière, je me suis prise quelques fois à rêver de retourner sur Holland America, c’est Holacanada qui va être content…
au plaisir
Francine

qui reprend le sommeil perdu...