15 janv. 2011, 18:01
Francine:
Je suis tout à fait d'accord - Tim Donovan est vraiment plus de type 'Carnival' comme CD... mais comme on n'a pas vraiment été à aucun spectacles, on ne l'a pas vraiment vu. Toutefois, je dois dire que pour l'animation du New Year's Eve, il a fait une excellente job... il a réussi à faire lever le party, avec ma collaboration bien entendu!!
Pour les ballons, ils les ont relâchés sur le coup de minuit, mais nous, on n'y était pas... on était sur le deck! Toutou m'a dit que c'était assez angoissant car il y avait beaucoup de ballons et les gens se sentaient un peu enfouis!
Franquet:
Ça fait vraiment toute une différence d'avoir un guide... ça rend la visite bcp plus enrichissante!
Dangae:
Merci pour les commentaires... nous aussi on a trouvé le 'peuple' assez ordinaire, à l'exception de Sonya notre guide qui était bien sympathique! Elle nous faisait penser à Whoopy Goldberg!
Et pour la suite...
1 janvier 2011 – Bonaire – nuageux – 27C
Le lendemain de la veille… réveil un peu difficile… mais nous avions rendez-vous à 8h15 sur le quai pour une excursion en voilier que j’avais organisé pour notre petit groupe de 8, euh… de 6 maintenant ! Mais comble de malheur, quand on se réveille vers 6h30 (nuit très très courte…) nous approchons de Bonaire sous des nuages gris-noir, et aussi sous la pluie. Si seulement il n’en avait été que de la pluie, mais il ventait à écorner le plus robuste des bœufs, et la mer était assez houleuse… que faire ??? Je suis un peu angoissée à l’idée que nous serons enfermés dans la petite cale du voilier… pas question de nager ou de faire du snorkeling comme il a été prévu… de plus, l’excursion va coûter quand même assez cher…
Je téléphone à tous les comparses et personnes n’a envie d’aller se faire brasser en ce premier jour de l’an… surtout avec les effluves de bulles d’hier soir qui nous reviennent un peu !!! On décide donc de ne pas faire l’excursion. Si on avait eu plus de temps en escale on aurait retardé le départ, mais nous sommes à quai de 7h00 à 14h00… La décision prise, j’envoie un courriel à mon contact, mais il n’est pas à son bureau – il nous attend. Je suis un peu mal à l’aise, mais je me résigne, il n’est pas question qu’on monte sur une coquille de noix dans cette température et nous aussi on s’est souvent fait annuler des excursions, des escales…
Comme nous sommes tous réveillés très tôt, nous sommes les premiers au restaurant de la salle à manger. C’est en fait très comique de voir tous les serveurs dans leur livrée avec la gueule de bois, tentant tant bien que mal d’avoir l’air pimpant !! Eux aussi ont eu un gros party du Jour de l’An à minuit hier soir… et à l’air et l’haleine qu’ils avaient ce matin, c’est certain que plusieurs n’ont pas fermé l’œil de la nuit !!! On prend notre petit-déjeuner tout doucement, sans se presser car la pluie tombe toujours. Je suis TELLEMENT déçue… Bonaire est mon île préférée entre toutes ! Je voulais tellement faire découvrir les récifs et les eaux turquoise de ce coin de paradis à mon frère et Caro…
Nous descendons vers 9h15, et puisqu’il pleut encore un peu et que Kralendijk n’a que peu à offrir, surtout un 1er janvier, nous optons pour un tour de l’île en taxi. On choisit notre chauffeur avec précaution – il parle bien anglais, il est sympathique, et il ne nous fera pas poireauter 30 minutes dans son taxi en attendant de le remplir. En fait, un couple de Floridiens ce joint à notre quatuor et nous partons tout de go. Le tarif demandé pour un tour de 3 heures est de $35 par personne.
Nous quittons la capitale par la route qui longe la mer… malheureusement, les eaux si cristallines de Bonaire sont plutôt grisâtres en ce matin pluvieux. Mais la pluie cesse et nous avons quelques percées de soleil. La côte est spectaculaire. Bonaire serait une île d'origine volcanique mais les traces de cette activité ne sont plus visibles de nos jours car la mer ayant submergé l'île il y a 70 millions d'années, le sol est formé de restes de récifs coralliens. On voir les côtes coralliennes sculptées par l’érosion de la mer… c’est vraiment magnifique. Nous faisons un premier arrêt aux 1000 Steps, un site de plongée renommé. En fait, il y a 67 marches pour descendre à la mer, mais avec l’équipement de plongée sur le dos, ça nous semble 1000 marches! Nous descendons les 67 marches pour retrouver une plage vraiment inhabituelle. Plutôt que du sable, la plage est en fait un amas de morceaux de corail – on dirait qu’on marche sur des os!! La mer est cristalline et on peut imaginer toutes les teintes de turquoise et bleu qu’on y verrait si le soleil se pointait sérieusement… ahhh quel paradis!
Nous reprenons la route en direction de Rincon, la 2e ville en importance de Bonaire. Rien de bien spécial à y voir mais ça nous fait connaître le vrai côté de la vie à Bonaire. Les habitations sont colorées, le peuple est bien religieux avec plusieurs églises, centres communautaires. On voit aussi une végétation assez aride, un peu comme à Aruba, avec peu d’arbres, beaucoup de cactus, mais de belles fleurs, des aloès, des agaves immenses. Heureusement, le soleil est maintenant apparu, bien que le vent sous toujours très intense.
Notre route nous mène sur la côte nord au site de Seru Largo, un monument au Christ construit en 2000. De cette colline, on a une vue spectaculaire sur l’île, sur Kralendijk et la petite île de Klein Bonaire. Le monument, d’un jaune éclatant, porte les inscriptions en Papiementu qui se traduisent par : ‘Christ hier, aujourd’hui et pour toujours’.
Je dois vous faire part d’une tradition familiale du Jour de l’An. Depuis aussi longtemps que je me souvienne, ma famille suit une tradition ou superstition… Afin de s’assurer que nous ne manquerons pas d’argent pour l’année qui commence, nous devons aller chercher un brin de paille dans une crèche, le matin du Jour de l’An, et le conserver dans notre portefeuille toute l’année. Cette tradition s’ajoute évidemment à la traditionnelle bénédiction paternelle… mais mon papa n’est plus avec nous depuis 1997. Toutefois, année après année, je fais ma visite à la crèche, le 1 janvier au matin, afin de trouver un petit brin de paille. Je dois avouer qu’il est de plus en plus difficile de trouver des crèches, et encore plus difficile des crèches qui ont de la paille !!!! Mais bon, j’ai appris à être créative, une branche de sapin, ou un brin de gazon gratté sous la neige peut faire l’affaire. En ce matin du 1er janvier 2011, à Bonaire, j’ai dû faire preuve de beaucoup de créativité !!! En fait, aucune crèche à l’horizon, alors quand nous sommes arrivés au monument du Seru Largo, un peu avant midi, j’ai ramassé des foins marins et j’ai décrété que le lieu était assez sacré pour que notre tradition soit respectée ! Nous avons donc tous mis un petit foin de Bonaire dans notre portefeuille !
Nous reprenons la route pour aller vers les colonies de flamants roses qui sont nombreux à trouver refuge sur l’île de Bonaire. Pour s’y rendre nous traversons des villages où habitent les derniers descendants des indiens Arawaks. C’est surprenant de voir qu’une tête d’indien est peinte sur leurs maisons. C’est aussi surprenant de voir que ces autochtones ressemblent drôlement aux nôtres avec leur coiffe de plumes !
Comme les flamants que nous voyons sont assez loin de la route, Chickee, notre chauffeur, nous propose d’aller plus au sud de l’île pour en voir d’autres. Notre tour ne devait que faire la partie Nord de l’île, mais comme on a du temps il nous offre d’allonger notre tour un peu pour nous faire voir les flamants au sud et aussi la plage de Sorobon, célèbre pour les windsurfeurs qui la fréquente ! Wow… la plage est petite mais le sable est blanc et fin. Le vent souffle à toute allure et des dizaines de windsurfeurs s’en donnent à cœur joie. C’est génial de pouvoir se mettre les pieds à l’eau pour quelques minutes. Chickee nous présente le grand champion mondial de windsurf ! On se trouve vraiment très cool !
On fera un autre arrêt à Donkey Beach, tout près de l’aéroport. L’eau est à couper le souffle… le bleu intense et le turquoise se côtoie, avec en arrière-plan la ville de Kralendijk et l’Emerald qui est la plus grande construction de toute l’île ! J’avais été à cette plage faire du snorkeling en 2008… les récifs sont tout près du bord et une flore et faune aquatique hallucinante est tout juste sous nos pieds… Mais plusieurs maisons et hôtels de luxe sont apparus depuis ma dernière visite. Espérons que Bonaire contrôlera le développement afin de préserver la nature sauvage de cette île si magnifique…
Nous revenons vers le quai vers 13h00, enchanté par cette visite complète de l’île faite en compagnie de Chickee, un guide fort sympathique. En plus de faire du taxi en période de pointe, il fait de la construction, est coach d’une équipe de baseball pour les jeunes, et il joue dans un band. Il m’a d’ailleurs donné un CD de son groupe musical en guise de cadeau du Jour de l’An !! Chickee vient de Curaçao mais habite Bonaire depuis plusieurs années. Il trouve la vie à Bonaire beaucoup plus sécuritaire et ne retournerait pas vivre à Curaçao. Il nous a servi d’excellent guide, et comme il nous a fait un petit extra en allongeant la visite vers le sud, on a allongé son cachet et pourboire !
Nous remontons sur le bateau assez affamés ! L’après-midi s’est passé à la piscine, à lézarder au soleil…
Ce soir nous avions fait une réservation au Crown Grill – c’est tout de même le Jour de l’An, faut bien fêter ça un peu !
Le souper est délicieux, mais les portions sont vraiment trop grandes… je sais qu’on est pas obligé de tout manger, mais je déteste gaspiller la nourriture… Notre seul reproche est la vitesse du service. Aussitôt qu’on a fini la dernière bouchée, hop, on retire l’assiette pour en mettre une autre. On a vite dit à notre serveuse de ‘slacker la poulie’… On n’est pas pressé ! Elle ajuste tout de suite et nous dit que lui faire signe quand on est prêt à passer à un autre service. Ça nous permet de respirer un peu, de bouger notre ceinture d’un trou…
On passe au Crown Grill une excellente soirée !
Pour les photos de Bonaire: http://picasaweb.google.com/mcdessureault/EmeraldPrincess_Bonaire_2011#